Fiscalité 11.01.2021

Les autorités financières allègent les conditions d’octroi des crédits immobiliers

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Le Haut Conseil de stabilité financière vient d’assouplir les critères d’obtention d’un prêt immobilier. Les emprunteurs pourront désormais s’endetter à hauteur de 35 % et la durée maximale de leur crédit passera de 25 à 27 ans, dans le neuf.

Depuis le premier confinement mis en place pour lutter contre la pandémie de Covid-19, les banques multiplient les refus de crédits immobiliers et de nombreux ménages voient leurs rêves d’accession à la propriété s’effriter.

Afin de soutenir les foyers disposant de revenus modestes, et notamment les primo-accédants, le Haut conseil de stabilité financière (HCSF) vient finalement d’assouplir les recommandations qu’il avait prises en 2019 , en imposant aux banques de respecter le taux d’effort maximal de 33 % du revenu net de l’emprunteur et de plafonner la durée de crédit à 25 ans.

Une hausse du taux à 35 %

Après avoir procédé à un examen des risques et des vulnérabilités affectant le secteur financier français, le HCSF a décidé de relever le taux d’effort maximal des emprunteurs de 33 à 35 %.

«Cette hausse devrait permettre d’éviter les situations qui ont entrainé des refus de prêt insensés, et à des primo-accédants de devenir propriétaires, y compris dans les grandes villes où les prix sont parfois élevés», analyse le courtier.

Même si les banques resteront vigilantes sur le reste-à-vivre et l’apport des emprunteurs, elles auront davantage de latitude pour accepter les dossiers qui dépassent un peu les limites.

Jusqu’à 27 ans de crédit

Outre la hausse du taux d’effort, le HCSF a également étendu la durée des crédits à 27 ans dans le neuf pour prendre en compte les différés d’amortissement de 2 ans maximum dans le cas de ventes en l’état futur d’achèvement et de construction de maisons individuelles.

Cette année, sous l’effet des recommandations, la durée de prêt, limitée à 25 ans, intégrait le différé d’amortissement de 2 ans lié au délai de construction. Ainsi, la capacité d’emprunt était donc calculée sur 23 ans (+ deux ans de différé) et non sur 25.

Ces mesures concernent également les rachats et renégociations de prêts dès lors qu’ils permettent de réduire le taux d’effort des emprunteurs ou la durée de remboursement du crédit.

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